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Le changement de nom de notre Région est un serpent de mer qui réapparait périodiquement. Mais à l'heure de la mondialisation, la visibilité de la Région est devenue une absolue NECESSITÉ!
Une nécessité qui a des fondements historiques et géographiques - le nom des PAYS-BAS FRANÇAIS n'est pas de notre invention -, des fondements économiques et des fondements affectifs et esthétiques.
Et cela nous ne sommes pas les seuls à le penser !
Une réalité historique.
Mazarin a dit : « L'acquisition des Pays Bas espagnols formerait à la ville de Paris un boulevard inexpugnable et ce serait alors véritablement que l'on pourrait l'appeler le cœur de la France. »
Dans l'ouvrage placé sous la direction d'Alain Gamblin, LA FRANCE DANS SES REGIONS (SEDES, 1994), l'auteur précise : « La région est donc aussi contact entre les civilisations latine et germanique de la Mer du Nord. Ses habitants sont élevés dans un certain culte de la civilisation latine et méditerranéenne mais la Mer du Nord, Shakespeare ou Rubens, sont présents dans une partie plus ou moins importante ou consciente de leur tête. »
Dans LA FRANCE - LE FAIT REGIONAL (dir. D. Borne et J. Scheibling, Hachette, 2000), Philippe Piercy écrit : « Nord de la France, mais sud du grand ensemble flamand. »
Dans VILLES FORTES EN NORD, François Hanscotte écrit : « Flandre, Artois, Hainaut, trois noms qui se partageront plus tard entre les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Trois provinces méridionales des Etats bourguignons, largement convoitées, qui deviendront par la force des armes et la négociation des traités, le « Nord » de la France. »
Quant à Pierre Pierrard : « La Flandre française - maritime et intérieure - que prolonge, dans le département du Nord, le Hainaut français, forme, avec l'Artois, le Boulonnais et la partie de la Picardie drainée par la rivière de Somme, une entité forgée moins par la géographie que par l'histoire et aussi par un ensemble d'idées, de traditions, de vertus communes. »
Mais « notre histoire, la nôtre, personne ne me l'a jamais enseignée à l'école. » Jacques Duquesne.
Ce à quoi avec Maryse Fabriès-Verfaillie et Pierre Stragiotti, dans LA FRANCE DES REGIONS (Bréal, 2000), on peut ajouter : « Le Nord s'est forgé une conscience régionale aussi forte qu'en Alsace ou en Bretagne. Un courant régionaliste revendique aujourd'hui un autre nom pour la région, celui de "Pays-Bas français", avec pour emblème le "lion des Flandres". Vouloir un autre nom est assez symptomatique des difficultés actuelles. C'est aussi vouloir une autre image ! »
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